Portrait : Patrice, mécanicien pour les autocars liO

C’est à la Régie Régionale des Transports Publics Occitanie Sud, située à Perpignan, que nous avons rencontré Patrice. Il nous raconte son quotidien en tant que mécanicien dans son atelier, et nous partage sa vocation.

La mécanique est depuis toujours une véritable passion !

Comment êtes-vous devenu mécanicien pour les autocars liO de la Régie Régionale des Transports Occitanie Sud ?

Après une expérience de 30 ans en tant que mécanicien automobile, poids lourds et transports publics, dont 15 sur le réseau urbain grenoblois, je quitte l’Isère pour m’installer dans les Pyrénées-Orientales en 2021. J’intègre l’équipe de l’Atelier de la Régie en mai 2024 pour retrouver les transports publics. Depuis, nous travaillons ensemble dans un esprit de confiance et de collaboration.

Patrice dans son atelier. © Géraldine Perchey - RRT Occitanie Sud

Quelles sont les spécificités de la mécanique sur des autocars, et pour un réseau de transports en commun comme liO ?

Ce qui m’a toujours le plus attiré dans ce métier, c’est de travailler sur des véhicules de transports en commun. Notre travail ne consiste pas qu’à satisfaire un client particulier mais bien de permettre à nos conducteurs de transporter en toute sécurité des familles, des enfants, des personnes âgées, et toutes les autres catégories de public. C’est pourquoi l’organisation et le sérieux sont les maîtres mots de notre quotidien.

Côté technique, de fortes compétences en mécanique sont bien sûr indispensables, mais pas seulement. Les véhicules évoluent de plus en plus rapidement et ces nombreux changements viennent complexifier notre travail : les radars  piétons ou anticollision, les rétroviseurs-caméras ou caméras de recul… Pour s’adapter à ces évolutions du matériel, nous devons apprendre un peu plus chaque jour et la curiosité devient une qualité primordiale. Pour assurer la sécurité des voyageurs, des conducteurs et des autres usagers de la route, nous devons être particulièrement attentifs à chacune de nos tâches et parfaitement organisés entre nous.

Pour nous aider, nous avons la chance de suivre plusieurs formations chaque année, pour rester à jour sur les évolutions du matériel, des techniques et des véhicules ou en matière de recherche de pannes.

Quels sont les aspects de votre travail au quotidien qui vous plaisent le plus et qui, selon vous, pourraient susciter des vocations ?

La livraison d’un véhicule totalement rénové de mes propres mains, fonctionnel et sécurisé me rend toujours extrêmement fier. Particulièrement lors du premier essai routier concluant. Je crois d’ailleurs que c’est le cas pour tous les mécaniciens.

Cette profession, comme la plupart des métiers manuels, a longtemps été jugée comme une voie de « garage » pour les jeunes en échec scolaire. En réalité, c’est bien plus qu’une solution de secours : c’est une véritable passion. De mon côté, j’ai commencé à bricoler sur les mobylettes de mes copains autour de mes 15 ans, j’ai même demandé une dérogation pour pouvoir commencer la formation de CAP mécanicien plus tôt que les autres ! C’est ce que j’ai toujours voulu faire, et j’en suis encore très fier aujourd’hui.

À l’Atelier, il y aura toujours de la place pour les gens qui aiment bien travailler et ayant l’esprit d’équipe. Notre métier est, certes, physique, mais nos missions sont très variées, et certaines tâches demandent autant d’effort au cerveau qu’aux muscles !

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